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UN PEU D'HISTOIRE (Sources Internet)
Les origines du cheval Camargue sont incertaines, il est d'abord présenté comme un survivant préhistorique réfugié dans le delta rhodanien, puis comme un cheval d'origine germanique et encore comme un cheval d'origine mongole, amené en bateau par les colonisateurs Phéniciens. Selon Gérard Gadiot, qui fut secrétaire de la confrérie des gardians de Provence (le gardian, est le gardien de taureaux ou de chevaux en Camargue), le cheval Camargue serait le descendant à peine modifié de "l’Equus Caballus" du quaternaire dont on trouve les représentations dans certaines grottes préhistoriques de Niaux (Ariège), de Lascaux (Dordogne), ainsi qu'au pied de la roche de Solutré (Saône et Loire). Tout cela apparaît au premier abord, assez compliqué, aussi pour résumer il faut retenir que le cheval Camargue peuplait autrefois la Gaule primitive, et qu’à l'approche de l’homme il se serait peu à peu retiré dans les parties les moins accessibles du pays en suivant tout simplement la mer dans sa régression vers le delta du Rhône. Par la suite, il se serait enfin sédentarisé à cet endroit.
Le cheval Camargue comme son nom l’indique vient de la région Camargue (France). La région de la Camargue est délimitée par le triangle Tarascon, Montpellier et Fos-Sur-Mer. Les lignes de partage passent par Lunel d'une part, et Salon de Provence d'autre part. Les villes et villages faisant partie de la Camargue sont définies par l'Arrête ministériel du 17 mars 1978. Toutefois, le cheval Camargue est aujourd'hui également élevé à l'extérieur de cette région. A cet égard, il convient de préciser que n'ont droit à l'appellation "Camargue", que : - "les chevaux nés et élevés en manade" (une manade est un élevage en liberté de chevaux Camargue comprenant au minimum quatre juments reproductrices, stationnées toute l’année dans le berceau de race, sur un territoire d'un minimum de vingt hectares d’un seul tenant, en propriété ou en location) ce qui signifie que ces chevaux sont élevés dans la région de la Camargue et qu'ils sont inscrits au stud-book du cheval Camargue comme " nés dans le berceau de race". - "les chevaux Camargue nés dans le berceau de race" mais élevés dans des conditions différentes de la vie de troupeau précédemment indiquée et qui sont inscrits au stud-book du cheval Camargue comme " nés hors manade". - "les chevaux nés hors berceau" c’est-à-dire nés et élevés à l’extérieur de la région de la Camargue ayant reçus un agrément spécifique et qui sont inscrits au stud-book du cheval Camargue comme " nés hors du berceau de race".
Après des origines relativement incertaines, comme nous venons de le constater, la vie du cheval Camargue a été plutôt mouvementée. D’abord, Jules César a crée deux haras à Arles et Rhodansia, et a acquis des chevaux Camargue pour les utiliser lors de ses conquêtes. Ensuite,de multiples réquisitions du cheval Camargue ont eu lieu pendant les guerres, dès le 12ème siècle notamment avec les Comtes de Provence. Petit à petit le cheval Camargue va susciter l'intérêt. En 1550, l'évêque Quiqueran de Baujeu s'exclamait à son sujet en comparaison avec d'autres coursiers : "il s'en trouve parmi les nôtres, lesquels avec toute leur mauvaise mine, sont pourtant légers, si prompts et ont tant de fougue et de courage et sont de si longue haleine qu'à force de travailler, ils font quasi périr, ceux qui les montent !...C'est une erreur populaire d'estimer nos chevaux de moindre valeur... peu sujets à maladies, ils se soignent avec moins de perte et de frais " Au 17ème siècle, le cheval Camargue sera beaucoup utilisé notamment par Jean Laporte dans les Cévennes, mais également par Napoléon qui en fait équiper sa Grande Armée. Par ailleurs, le cheval Camargue va subir de nombreux croisements avec des chevaux barbes, bretons et autres. En 1890, Pader alors vétérinaire dans un régiment de hussards, insistait sur les ressemblances du cheval Camargue avec les chevaux orientaux et évoquait l'influence sur la race, des chevaux arabes laissés par les Sarrasins dans le Midi du Moyen Age. Mais au fil du temps, la race Camargue va peu à peu perdre ses plus beaux sujets. Les "rescapés" seront utilisés pour "li cauco", c'est à dire pour fouler le blé en gerbes, jusqu'à l'adoption du rouleau et des machines modernes. A cette situation tragique devait s'ajouter la mise en culture de la Camargue, excluant encore un peu plus le cheval Camargue de son environnement d’origine. Aussi, en 1964, manadiers (le manadier, est le propriétaire de la manade qui en Provence constitue le troupeau de chevaux, de taureaux conduit par un gardian) et éleveurs, convaincus de l'intérêt de conserver cette race dans son type originel, ont décidés de créer l'Association des Eleveurs de Chevaux de Race Camargue (AECRC). En mars 1978 la race Camargue était officiellement reconnue.
A l'heure actuelle, les éleveurs, conscients des nombreuses qualités du cheval Camargue, se battent pour la conservation de cette race et le maintien de son environnement. Les éleveurs se sont accordés sur un "standard" ou modèle de la race Camargue, ce qui a permis d'établir un livre d'origine ou stud-book. En paralléle a été crée l’Association des Eleveurs de Chevaux de Race Camargue. Cette association est basée au Mas du Pont de Rousty 13200 ARLES, dans le parc naturel régional de Camargue, elle délivre les agréments et participe à la sélection du cheval Camargue. Cette association tout comme le stud-book du cheval Camargue ont été officiellement agréée par les Haras Nationaux. Les actions de l'association sont multiples : - Elle effectue le recensement des juments, en vue de créer le stud-book de la race camargue. Elle établie l'arbre généalogique ou stud-book du cheval Camargue. Elle vérifie l'affiliation des poulains. - Chaque année, en liaison avec les Haras Nationaux, elle procède, lors d'un rassemblement, à l'approbation, pour la monte officielle, des étalons Camargue présentés par les membres de l’Association. Un jury est mis en place par la Commission Camargue selon les définitions de l'arrêté ministériel du 19 mars 1990. - Dans la mesure de ses moyens, l’association participe à toutes les manifestations où le cheval Camargue a sa place. - L'association établit deux fois l'an la liste des produits à la vente chez les éleveurs membres. L'effort des éleveurs et l'agrément de la race par le Ministère de l'Agriculture, ont ouvert des perspectives heureuses pour le cheval Camargue.
STANDARD DU CHEVAL DE RACE CAMARGUE (Sources internet)
Le Camargue est un cheval sobre, vif, agile, robuste, et très endurant. Il est capable de résister aux longues abstinences comme aux intempéries, et de réaliser de longues étapes. Il se contente de peu et convient bien comme cheval d'extérieur car il est très agile et a un pied remarquablement sûr. Son caractère facile en fait un compagnon agréable. Il conserve son influx nerveux pour l'action, c'est pourquoi il apparaît souvent au repos désassemblé, somnolent. Le cheval Camargue appartient à une race très particulière, qui n'a son équivalent nulle part ailleurs, tant par sa manière de vivre et ses caractéristiques physiques que par ses qualités. Doué d'un instinct infaillible il est l'instrument indispensable du gardian pour la surveillance et le tri des troupeaux de taureaux. Très maniable, il témoigne dans ce travail d'une incroyable vivacité et d'une grande agilité. Il est également adapté à la selle, pour l'équitation de loisirs et le tourisme équestre où son caractère doux, sa taille et sa maniabilité sont appréciés des amateurs de randonnées.
Le cheval Camargue se présente sous les apparences d'un cheval de selle rustique. Sa tête est importante, généralement carrée et bien attachée. Son front est plat, son chanfrein rectiligne, la partie nasale souvent fuyante et effacée donne l'illusion d'un profil busqué. Ses oreilles sont courtes et écartées, à base large. Sa poitrine est profonde. Son encolure également courte est plantée sur une épaule verticale. Son oeil est à fleur de tête du fait de l'arcade sourcilière peu saillante. Sa ganache est importante. Son dos relativement bref s'achève par une croupe inclinée et courte surmontée d’une queue basse avec un crin très fourni au départ. Le système pileux est abondant. Le genou est large, le cheval est bien jointé. Le rein est court. La cuisse est forte et charnue. Le pied est très sûr, sa surface portante est développée, ses membres sont bien formés avec des articulations solides et ses sabots sont si durs qu'on ne les ferre pratiquement jamais. Son pas relevé et très vif est assez ample, le cheval Camargue tient très longtemps un canter (petit galop) régulier et souple.
Son poids varie entre 300 et 400 kg. Le cheval Camargue n'achève souvent sa croissance que vers l'âge de 5 à 7 ans.
Le cheval Camargue est petit : 1,40 m en moyenne et parfois moins. Sa taille varie de 1,35 m à 1,45 m. Les éleveurs sont tombés d'accord sur la taille du cheval Camargue, celle-ci est passée depuis le 01 janvier 2007 à 1,50 m au garrot (âge adulte).
Il est gris, blanc à l'âge adulte. Les poulains naissent avec une robe noire, brune, alezane ou grise foncée qui s’éclaircit avec l’âge.
VOIR aussi sur cet onglet : NOTRE ETALON NOS POULINIERES NOS POULAINS
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